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Les candidats mentent de la mauvaise façon dans leur CV (étude)

Il s’avère que la plupart des candidats mentent dans leur CV et lors des entretiens d’embauche, et les entreprises les embauchent quand même. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude menée par la société Checkster, spécialisée dans les pratiques d’embauche éthiques.

L’équipe a interrogé 400 candidats et 400 professionnels des ressources humaines et recruteurs sur l’honnêteté dans le processus d’embauche. Checkster a constaté que 78% des candidats admettent avoir menti aux responsables de l’embauche et que 66% des employeurs sont prêts à ignorer certaines de ces faussetés.

L’âge du responsable du recrutement peut être un facteur déterminant pour savoir s’il va ou non passer outre un mensonge. L’enquête a révélé que 69% des responsables du recrutement âgés de moins de 35 ans envisageraient d’embaucher un employé qui a fait des déclarations exagérées. Les directeurs du recrutement âgés de 45 ans et plus étaient statistiquement moins indulgents.

Il n’est peut-être pas si surprenant que les employeurs soient prêts à accepter certains mensonges. Tout le monde sait que le processus d’embauche est en quelque sorte un jeu. Les candidats vont mettre de l’avant – et souvent exagérer – leurs qualifications et leurs références tout en minimisant leurs défauts ou leurs échecs professionnels.

De même, les entreprises vanteront les avantages de rejoindre leur équipe sans mentionner les inconvénients potentiels tels que le taux de roulement, les réorganisations, la culture rigide ou la tendance à la micro-gestion.

Ce qui est surprenant dans les résultats de l’enquête Checkster, c’est la nature précise des mensonges des candidats. Ils mentent aux mauvais endroits!

Les candidats mentent à propos des mauvaises choses

Soixante pour cent des candidats affirment maîtriser des compétences pour lesquelles ils n’ont que des connaissances de base. C’est le pire des mensonges à raconter dans le processus d’embauche. À quoi bon mentir à un employeur pour qu’il vous embauche si vous n’avez pas les compétences nécessaires pour faire le travail? Cela risque de vous mettre en fâcheuse position; vos véritables capacités seront rapidement mises au jour et vous serez fort probablement licencié.

Cela fait perdre du temps et des ressources à l’employeur et peut nuire gravement à votre réputation professionnelle. Personne dans le réseau de cette situation d’emploi ne vous embauchera ou ne vous recommandera plus jamais.

Parmi les autres mensonges, 50% ont admis avoir menti sur leurs dates d’emploi, leur titre de poste (41,24%) et l’institution académique qu’ils ont fréquentée (39,25%).

Ce sont là autant de terribles tromperies à utiliser lorsqu’on essaie de se faire embaucher. En effet, même la vérification la plus élémentaire de vos antécédents confirmera vos dates d’emploi chez un employeur, le titre de votre poste et l’institution académique que vous avez fréquenté.

Vous risquez fort de vous faire prendre. Et même si la plupart des employeurs sont prêts à accepter certaines exagérations lors du processus d’embauche, ces mensonges purs et simples remettent en question votre caractère et votre intégrité.

Près de la moitié des candidats interrogés (43,75%) déclarent qu’ils utiliseraient de fausses références. Ce sont les employeurs qui détestent le plus cela. Cinquante-quatre pour cent des responsables du recrutement ont déclaré qu’ils n’embaucheraient jamais quelqu’un qui leur donnerait de fausses références.

Le seul mensonge que vous devriez dire. L’étude de Checkster a révélé qu’un autre des mensonges les plus courants est la raison pour laquelle les candidats ont quitté un employeur précédent. Celui-ci a du sens. Vos raisons de quitter un emploi sont personnelles, et elles n’auront pas d’impact direct sur votre capacité à faire le travail pour lequel vous essayez d’être embauché.

De plus, si vous avez choisi de quitter votre emploi précédent (plutôt que d’avoir été mis à pied ou congédié), c’est probablement en raison de quelque chose que vous n’aimiez pas au travail. Il s’agit le plus souvent de votre relation avec votre supérieur hiérarchique, mais il peut aussi s’agir de la rémunértion, du temps de navette, des collègues ou du travail lui-même. Quelle que soit la raison qui vous a poussé à chercher un autre emploi, n’en parlez pas à vos futurs employeurs potentiels. Vous ne ferez que vous plaindre, et ce n’est pas ce que recherchent les responsables du recrutement.

Parlez en bien de vos ancien employeur, patron et collègues de travail. Parlez de ce que vous y avez appris et accompli, et de la façon dont vous envisagez relever de nouveaux défis et évoluer dans votre carrière. Espérons que cette partie, au moins, sera vraie.

Vous pouvez télécharger le rapport complet sur Checkster.com.

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